La license pilote privé (PPL)
En quoi consiste le PPL ?
Le PPL obtenu, vous pourrez voler dans toute la France en emportant des passagers. Et pour peu que vous ayez une connaissance suffisante de la langue de Shakespeare, dans le monde entier
Il faut bien préciser que le PPL (tout comme le BB d’ailleurs) et une licence VFR (pour
Visual Flight Rules) c’est à dire que vous ne pourrez pas voler quand le temps sera trop mauvais étant donné que toute votre technique du pilotage sera basé sur l’observations de l’extérieure (horizon, repères au sol, etc…).
Notons également que le PPL est une licence de pilote privé, entendez que vous ne pourrez pas piloter contre rémunérations, sur tout avion qui n’est pas exploité à titre onéreux ,par contre vous aurez le droit de partager les frais de vol (essence, location de l’avion, taxes, etc…) avec vos passagers.
Comme après le BB, vous pourrez, une fois le PPL en poche, prétendre à différentes “extensions” de licences, comme le QVN (vol de nuit), le vol sur un type d’avion différent de celui sur lequel vous avez été formé, les qualifications “voltige” , “hydravion” et “vol montagne” qui sont également “disponibles”.
Quelle est la formation ?
La formation au PPL comprend, comme toutes formations aéronautiques, une partie pratique et une partie théorique.
- La formation pratique consiste en 45 heures de vol minimum, dont 25 en double commande et 10 en vol solo (c’est à dire seul à bord) comprenant au minimum 5 heures de vol en campagne et une navigation (un voyage) de 150 Nautiques (à peu près 270 Km) avec deux atterrissages complets intermédiaires. La formation au PPL comprend également une initiation au VSV (Vol Sans Visibilité). Cette initiation vous apprendra en fait à faire un virage de 180°, vous permettant ainsi de savoir faire demi-tour même si vous êtes rentré dans un nuage (et que vous n’avez donc plus de repères visuels extérieures)… 50 heures de vol semble toutes fois plus réaliste en pratique (c’est la moyenne).
- Durant ces 45 heures de vol, vous apprendrez les bases du pilotages (si vous n’avez pas passé votre BB) et surtout les différents types de navigation (au cap et à la montre, la radionavigation, la navigation avec GPS, etc…). Vous apprendrez aussi les bases du VSV (voir plus haut).
L’aptitude au vol de nuit (VFRN) requiert 5 heures de vol (de nuit donc
en plus, dont 3 en double commandes. - La partie théorique, quant à elle, consiste en l’assimilation du guide du Pilote Privé Avion (la partie “navigation” du livre étant maintenant, contrairement au BB, prise en compte) … L’assimilation de toutes les connaissances théoriques est contrôlé par l’examen théorique du PPL, un qcm d’une centaine de questions organisées en modules (météo, réglementation, technique du vol, connaissances de l’avion, navigations, etc…). Les différents modules pouvant être passés séparément, il est important de noté que l’ensemble de ces modules doit être passé en 12 mois maximum. Le candidat doit avoir au moins 75% des points pour pouvoir obtenir son PPL théorique.
Quel âge faut-il avoir ?
Pour être lâché (c’est à dire partir seul à bord de l’avion) dans le cadre du PPL, il faut avoir 16 ans révolus (pour le BB, c’est 15 ans, allez savoir pourquoi…).
Pour passer l’examen pratique (un test en vol comprenant une “séance” de maniabilité et une navigations contrôlée pas un examinateur) il faut avoir 17 ans révolus…
Mais rien ne vous empêche, si vous avez 15 ans, de commencer votre formation au PPL, il vous faut juste garder à l’esprit que votre lâché ne pourra intervenir qu’une fois vos 16 ans passés…
Par contre, si vous avez moins de 15 ans (13, 14 ans), peut-être qu’il serait plus judicieux de passer d’abord son BB.
Faut-il avoir des aptitudes particulières ?
Presque aucunes aptitudes particulières n’est nécessaires pour apprendre à piloter: pas besoin d’avoir fait polytechnique pour devenir pilote privé… Il “suffit” juste d’être patient, de répéter x et x fois les même gestes pour qu’ils finissent par devenir évidents pour vous et également de savoir manier quelques chiffres pour faire de simples et rapides calculs en vol (pour la navigation)…
Une seule aptitude est vraiment requise: l’aptitude physique et mentale, ou, si vous préférez, l’aptitude médicale. C’est la même que pour le Brevet de Base, et vous pouvez en trouver le texte officiel dans la sous rubriques “Normes Médicales”…
- Au sujet de la vue: les myopes peuvent parfaitement devenir pilote, il leur faut toutes fois remplir les conditions suivantes:
- avoir une acuité visuelle d’au moins 7/10 aux deux yeux, avec ou sans corrections (avec leurs lunettes)
- ne pas dépasser la limite +5 dioptries / -5 dioptries. Les dioptries étants, pour résumer, la puissance des verres, ils sont inscrits sur votre ordonnances…
Cette visite coûte approximativement 120 €, n’est pas remboursée par la sécurité sociale et doit être passé Chez un médecin agréé aéronautique
Maintient de la licence
Outre le certificat médical, la licence est validée par la validité de la qualification de classe ou de type. La qualification de classe monopilote monomoteur à piston a une validité de deux ans à partir de la date de délivrance ou à partir de la date d’expiration initiale, si elle a été prorogée avant cette date d’expiration.
Prorogation (avant la date d’expiration), les conditions sont les suivantes :
- Soit un contrôle en vol par un examinateur FE dans les 3 mois précédant l’expiration
- Soit, avoir effectué 12 heures de vol, 12 décollages et 12 atterrissages dans les 12 mois précédant l’expiration et effectuer un vol d’entraînement d’une heure, au moins, avec un instructeur de vol FI (il n’est pas nécessaire que ce soit un examinateur)
Renouvellement lorsque la qualification a expiré :
Il faut repasser, avec un examinateur FE, l’épreuve d’aptitude de la qualification définie dans les JAR-FCL.
A l’intérieur d’une même classe:
Lorsque des avions comporteront des dispositifs spéciaux (train rentrant, hélice à pas variable, pressurisation, etc…), les instructeurs FI délivreront le complément d’instruction qu’ils jugeront nécessaire et le mentionneront eux- mêmes directement sur le carnet de vol du pilote. Il n’y a plus de ” qualif. B ” à proprement parler.
